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.....Figuig est une région frontalière enclavée, nous espirons que
les frontières soient ouvertes afin que les personnes et les biens puissent circuler
librement et sans encombre, et que cette région redevienne un carrefour de développement et d’échanges.
Mais l’ouverture ne doit pas nous faire oublier ses effets pervers.
La mondialisation ne se fera pas sans incidences sur la culture locale.
Bien que la ville de Figuig paraisse géographiquement aussi enclavée,
il est légitime de la préserver de ces effets néfastes, restaurer son
identité et son originalité culturelle. La globalisation de l’économie,
qui s’imposera au monde entier, remet à l’ordre du jour les langues et
les autres spécificités locales. Celles ci risquent à coup sûr d’être
injustement compromises suite à de nouveaux paramètres liés à une activité
économique plus soutenue.
A terme, le paramètre démographique (nouvelles
affluences de populations hétéroclites)
va jouer en faveur de la langue
dominante et au détriment de la langue amazighe déjà menacée de disparition.
Ce scénario est déjà vécu sur le plan national, autant au Maroc que dans le
reste des pays dit « maghrébins», l’histoire récente nous a appris que l’effet
de l’urbanisation de régions géographiques entièrement berbérophones
à l’origine a causé la généralisation de la seule langue arabe.
La langue amazighe a donc totalement disparu dans ces régions.
Figuig est en train de subir le même phénomène en dépit d’une activité
économique pourtant très peu dynamique.
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